Organiser ses déplacements est l’une des premières questions que se posent les voyageurs qui préparent un séjour à Bali. L’île est plus grande qu’on ne l’imagine souvent : il faut compter plusieurs heures de route pour relier l’aéroport de Denpasar à Amed ou au nord de l’île. Comprendre les différents moyens de transport disponibles, leurs avantages et leurs limites, vous permettra de planifier un itinéraire réaliste et d’éviter les mauvaises surprises. Voici un tour d’horizon complet pour circuler à Bali en toute confiance.
Bali ne dispose pas de réseau ferroviaire et son réseau d’autobus publics reste limité. La quasi-totalité des déplacements se fait donc par la route, sur des axes souvent étroits et parfois congestionnés, en particulier autour de Denpasar, Canggu et Seminyak. Les distances paraissent courtes sur une carte, mais le trafic peut facilement doubler la durée d’un trajet prévu. À titre d’exemple, rejoindre Ubud depuis l’aéroport peut prendre entre une heure et deux heures selon l’heure de départ.
Le choix du mode de transport dépend donc de trois facteurs principaux : votre budget, votre niveau d’aisance à conduire dans un environnement inhabituel et la longueur de vos trajets quotidiens. Un couple qui reste une semaine entre Seminyak et Ubud n’aura pas les mêmes besoins qu’un voyageur solo partant à la découverte de toute l’île pendant un mois.
Le scooter est le moyen de transport le plus populaire à Bali, aussi bien chez les habitants que chez les touristes. Flexible, économique et pratique pour se faufiler dans le trafic, il permet d’accéder à des endroits difficiles à atteindre autrement : petites routes de rizières, plages isolées, parkings bondés des temples.
La location se fait très facilement, dans la plupart des homestays, hôtels et agences locales, pour un tarif quotidien généralement modique, avec des dégressifs si vous louez à la semaine ou au mois. Avant de partir, gardez toutefois quelques points essentiels en tête :
Si vous n’avez jamais conduit de scooter, Bali n’est pas l’endroit idéal pour apprendre. Les routes sont fréquentées et le comportement des usagers peut surprendre. Dans ce cas, privilégiez d’autres options ou suivez quelques heures de formation dans votre pays avant le départ.
Pour beaucoup de visiteurs, notamment les familles et les groupes, la voiture avec chauffeur constitue le meilleur compromis. Le coût reste raisonnable, surtout à plusieurs, et vous bénéficiez d’un conducteur local qui connaît les routes, les raccourcis et les habitudes de circulation.
Vous pouvez réserver un chauffeur pour une journée complète, généralement autour de huit à dix heures, avec la possibilité de définir votre propre itinéraire. C’est la formule idéale pour une excursion vers les temples de l’est, les rizières de Jatiluwih ou les chutes d’eau du nord de l’île. De nombreux chauffeurs parlent anglais et se font volontiers une joie de partager des conseils sur les sites à visiter, les horaires à privilégier et les restaurants du coin.
Les applications de transport like Grab et Gojek ont transformé les déplacements à Bali. Elles fonctionnent comme les VTC que l’on connaît en France : vous indiquez votre destination, le prix est fixé à l’avance et vous suivez l’arrivée du conducteur en temps réel. Gojek propose en outre la livraison de nourriture, très pratique pour les soirs de flemme.
Ces services sont particulièrement adaptés aux trajets urbains courts et moyens : aller d’un hôtel à une plage, rejoindre un restaurant, se rendre à une séance de yoga à Ubud. Les tarifs sont transparents et souvent inférieurs à ceux négociés avec des taxis traditionnels.
Un point de vigilance : dans certaines zones touristiques, des communautés locales de transport peuvent être réticentes à l’arrivée des VTC. Certains lieux comme l’entrée de certains villages ou zones balnéaires sont devenus des points de prise en charge difficiles. Renseignez-vous auprès de votre hébergement pour savoir où attendre votre conducteur, parfois à quelques centaines de mètres de votre hôtel.
Plusieurs opérateurs proposent des navettes régulières entre les principales destinations de l’île : Kuta, Seminyak, Canggu, l’aéroport, Ubud, Amed, Padangbai, Munduk ou encore Lovina. Ces navettes, souvent en minibus climatisé, offrent un excellent rapport qualité-prix pour les longues distances. Elles sont particulièrement appréciées des voyageurs solos qui ne souhaitent pas conduire.
Le fonctionnement est simple : vous réservez votre place, souvent en ligne ou via votre hébergement, et le minibus vous prend en charge à un point de rendez-vous central. L’inconvénient principal est le manque de flexibilité : horaires fixes, arrêts multiples et durée parfois longue, car les navettes combinent plusieurs passagers avec des destinations proches mais distinctes.
Le bemo, minibus collectif traditionnel, reste un vestige du transport local balinais. Il est très économique mais peu pratique pour les touristes : horaires irréguliers, itinéraires complexes et confort sommaire. Il intéresse surtout les voyageurs expérimentés en quête d’authenticité.
Les taxis à compteur existent principalement dans le sud de l’île, notamment autour de Denpasar, Kuta et Seminyak. Veillez à ce que le chauffeur active le compteur ou convenez d’un prix clairement avant le départ. Enfin, la location de voiture sans chauffeur est possible mais reste rare : conduire soi-même à Bali demande une bonne adaptation, et la plupart des voyageurs préfèrent déléguer le volant.
Bali est aussi une porte d’entrée vers les îles voisines. Les ferries publics relient Padangbai à Lombok de façon régulière et économique, tandis que les fast boats, plus rapides, desservent Nusa Penida, Nusa Lembongan, les Gili Islands et Lombok depuis Sanur, Padangbai ou Amed.
Pour Nusa Penida, très prisée pour ses falaises spectaculaires, la traversée en fast boat depuis Sanur ne dure qu’une trentaine de minutes. Attention toutefois aux conditions maritimes : la mer peut être agitée, et il est conseillé de réserver auprès d’opérateurs réputés, avec des embarcations bien entretenues et des gilets de sauvetage pour tous les passagers.
Le coût des transports à Bali reste globalement abordable, mais il varie fortement selon vos choix :
Pour un séjour de deux semaines avec quelques excursions d’une journée, le poste transport représente généralement une part modeste du budget global, surtout si vous partagez les coûts.
Quelques habitudes simples vous éviteront la plupart des désagréments courants :
Il n’existe pas de transport universel à Bali, mais plutôt une combinaison adaptée à chaque étape du voyage. Le scooter convient aux conducteurs expérimentés qui séjournent longtemps au même endroit. La voiture avec chauffeur s’impose pour les excursions d’une journée et les familles. Les applications de VTC sont parfaites pour les trajets quotidiens courts, tandis que les navettes relient efficacement les grandes étapes de l’île. En combinant intelligemment ces options, vous profiterez pleinement de Bali sans que les déplacements ne deviennent une source de stress ou de dépenses excessives.